Durant cet article , on entre dans la partie la plus concrète et passionnante de cette série :
la création d’agents IA directement dans Oracle Integration, avec ses propres comportements, ses propres outils et ses propres garde-fous.
Parce qu’on va être honnête : aujourd’hui, impossible d’ouvrir LinkedIn, d’aller à une conférence ou même de prendre un café sans entendre parler d’« agents IA ».
Mais avant d’aller plus loin, il faut déjà clarifier de quoi on parle exactement.
Parce qu’entre le buzz marketing et la réalité technique tout le monde met un peu ce qu’il veut derrière ce terme.
Quand on parle d’agents IA, on pense d’abord à quelque chose que tout le monde connaît : les chatbots.
On leur pose une question, ils génèrent une réponse, parfois étonnamment bonne.
Cette capacité vient d’un élément central : les grands modèles de langage : les fameux LLM.
Mais ces mêmes modèles peuvent faire beaucoup plus que répondre à des questions. Ils peuvent raisonner, ils peuvent prendre un objectif, un but à atteindre et déterminer les étapes à suivre pour y arriver.
Mais il y a un problème. Ces modèles ont beau avoir « lu internet », ils ne connaissent absolument rien de ce qui se passe dans votre entreprise.
Ils ne savent pas ce qu’est votre ERP, vos processus, vos données internes, vos comptes, vos commandes…
Pour eux, votre système d’information n’existe tout simplement pas.
Et c’est là que naît l’idée d’un agent IA qui est en réalité :
{ LLM qui raisonne + Objectif à atteindre + Ensemble d’outils qui lui donnent accès à votre entreprise}.
Autrement dit, un travailleur numérique qui peut automatiser des actions qu’on effectuait auparavant manuellement. Et pour qu’un agent devienne vraiment utile, il faut lui donner accès à quelque chose de fondamental : vos données, vos applications, vos actions métier.
Dans l’industrie, on appelle cela des tools , des outils.
Ces outils permettent de :
- lire des informations dans vos applications,
- créer une commande,
- ouvrir un compte,
- émettre une facture,
- activer un processus, etc.
Et c’est précisément là que Oracle Integration entre en scène et devient la porte d’entrée des agents dans votre entreprise.
Désormais, nous possédons déjà les capacités qui permettent :
- d’accéder aux applications Fusion,
- de se connecter à vos systèmes tiers,
- d’exécuter des automatisations,
- d’orchestrer des processus avec gouvernance,
- de gérer les permissions et la sécurité.
Autrement dit , nous fournissons aux agents IA les ponts, les clés et les règles d’accès pour interagir de façon contrôlée et sécurisée avec votre entreprise.
Sans ces outils, un agent IA reste un chatbot brillant mais aveugle.
C’est ça, la différence entre un buzzword et un agent réellement utile dans une organisation.
Très bien, maintenant qu’on a compris le rôle des agents IA et le rôle essentiel d’Oracle Integration dans cet écosystème, voyons ensemble ce que cela donne en terme de terminologies et concepts associés aux agents IA à connaître.
Les Agent Patterns : la logique interne de votre agent IA
Ce “pattern” n’est pas un agent en soi.
C’est plutôt le cerveau invisible qui va définir comment un agent doit réfléchir, réagir, prendre des décisions.
Et Oracle va livrer plusieurs patterns prêts à l’emploi.
Mais au fond, un pattern… c’est quoi ? C’est une ou plusieurs intégrations qui définissent le comportement de l’agent.
Ces intégrations contrôlent :
- comment l’agent lit ses objectifs,
- comment il choisit les outils,
- comment il réagit aux erreurs,
- comment il applique vos règles internes.
Et surtout c’est là que vous ajoutez vos propres garde-fous.
Parce qu’un agent IA, c’est puissant mais sans limites, ça peut vite devenir incontrôlable.
Les garde-fous : votre politique interne codée dans l’agent
Dans ces intégrations, vous pouvez intégrer :
- des restrictions,
- des règles de conformité,
- des contrôles de sécurité,
- des validations humaines obligatoires,
- des filtrages comme la suppression d’informations sensibles (PII).
En clair, vous encodez vos politiques d’entreprise directement dans le comportement de l’agent.
Par exemple :
« Avant de répondre, l’agent doit retirer toute donnée personnelle. » , ou encore : « L’agent ne peut jamais valider un montant supérieur à X sans intervention humaine. » C’est vous qui maîtrisez
Ajout d’un nouvel outil : le Human-in-the-Loop
Avant de créer l’agent final, je veux lui donner un nouveau pouvoir :
le pouvoir de demander une validation humaine lorsque c’est nécessaire.
Alors j’ajoute un outil depuis la bibliothèque de recettes d’OIC :
un Human-in-the-Loop tool.
En un seul clic, Oracle Integration déploie automatiquement :
- un workflow opérationnel,
- un formulaire interactif,
- une intégration permettant de déclencher la demande d’approbation,
- ainsi que l’ensemble de la logique métier associée.
Dans cet exemple, je me désigne comme relecteur. En réalité, cette étape pourrait être gérée dynamiquement par un moteur de règles, un groupe d’approbateurs, un annuaire RH, ou toute autre source d’autorité. En somme, le processus est entièrement adaptable.
Une nouvelle approche de l’automatisation des processus pour superviser les agents
Les composants de Process Automation sont désormais directement intégrés aux projets permettant une gestion intelligente et fluide :
- supervision des agents basés sur l’intelligence artificielle,
- interactions humaines pour validation,
- gestion proactive des exceptions,
- traitement des approbations.
Les agents automatisés exécutent les tâches tout en restant encadrés par des processus clairs et une supervision humaine lorsque cela est nécessaire.
L’Agentic Knowledge Base : la mémoire des agents
Autre nouveauté puissante : l’arrivée d’une infrastructure RAG native.
Une base de connaissance agentique qui permet de transformer vos documents, politiques internes, procédures… en une véritable mémoire consultable par vos agents IA.
L’agent ne lit plus uniquement vos données transactionnelles.
Il comprend vos règles métier, vos pratiques, votre contexte.
C’est la différence entre un simple outil d’automatisation et un véritable assistant intelligent.
OIC propose désormais :
- un pipeline de traitement de contenu non structuré,
- une base de connaissance prête à être utilisée par vos agents,
la possibilité d’y intégrer des politiques internes, documents, procédures..
Comme scénario d’exemple:
Je suis dans Oracle Integration, et cette fois je crée un nouveau projet dédié, parce qu’on veut construire quelque chose de solide.
Je l’appelle Finance Agent Pattern autrement dit, un modèle de comportement pour un agent financier.
Je lui dis :
- Tu vas être gouverné par le pattern financier.
- Tu vas utiliser les tools que nous avons définis.
- Et voici ton objectif métier.
Dans ce cas, je lui écris simplement :
« Pour toute facture au-dessus de 15 000 dollars, demande une approbation humaine. »
Voilà.
Ce n’est pas plus compliqué : un objectif en langage naturel.
L’agent comprend.
Le pattern encadre.
Les tools exécutent.
Exécution de l’agent : le scénario en direct
Je l’active.
Puis je lui demande : « Merci de traiter mes factures. »
Et c’est parti. L’agent :
- lit ses objectifs,
- invoque le LLM,
- choisit les bons tools,
- interroge les intégrations,
- extrait les données,
- crée les factures…
Il fait tout cela directement dans Oracle Integration, sans framework externe.
Et au moment où il rencontre une facture de plus de 15 000 dollars… Bim. Il déclenche le tool Human-in-the-Loop.
Je vais alors dans Process Automation et là, comme prévu, une tâche m’attend.
Je l’ouvre : la facture, le détail, la décision à prendre.
Je clique sur Approve, et je valide.
De retour dans la console d’observabilité, je vois :
- l’agent qui démarre,
- l’appel au workflow humain,
- ma réponse,
- et l’agent qui reprend son travail,
- avant de terminer la création des factures.
Chaque étape est traçable, expliquée et visible.
Et c’est ça, la vraie puissance d’Oracle Integration dans l’ère des agents IA : Vous définissez des tools ; Vous définissez des comportements ; Vous définissez des garde-fous ; L’agent fait le reste. Sans code complexe, sans architecture parallèle, sans perte de contrôle.
Une IA qui travaille, oui. Mais une IA gouvernée, sécurisée et intégrée à vos processus métiers.
Pour résumer tout ce que nous venons de parcourir, Oracle Integration reste — plus que jamais — la plateforme centrale qui connecte votre entreprise.
Elle relie vos applications et vos données grâce à une connectivité d’entreprise éprouvée.
Elle automatise vos processus grâce à tout un arsenal d’outils :
- l’automatisation de processus,
- les robots RPA,
- les décisions métier basées sur des règles,
- les échanges B2B,
- et toutes les capacités qui font déjà partie du quotidien des organisations depuis des années.
Tout cela est déjà essentiel pour votre automatisation traditionnelle.
Mais dans l’ère des agents IA, cette base devient absolument stratégique.
Pourquoi ? Parce que vos agents IA ont besoin d’un accès sécurisé, gouverné et fiable à votre entreprise et Oracle Integration devient cette porte d’entrée. C’est elle qui expose vos données. C’est elle qui fournit les actions métier. C’est elle qui impose les garde-fous. Et c’est elle qui garantit que les agents n’agissent que dans un cadre contrôlé.
Vous pouvez choisir votre approche :
👉 utiliser vos propres cadres agentiques, comme l’AI Studio des applications Fusion,
👉 ou créer vos agents directement dans OIC, avec un comportement, des outils et des contraintes parfaitement adaptés à votre métier.
Dans les deux cas, Oracle Integration est la couche qui rend tout cela possible et surtout sûr.
Et voilà c’était la mise à jour complète autour des agents IA dans Oracle Integration
Autres ressources : https://niallcblogs.blogspot.com/2025/12/1111-oic-agentic-ai-basics-human-in.html

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